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Prune
Adolescent [ JUMELLE ] ![Adolescent [ JUMELLE ] Adolescent [ JUMELLE ]](http://i12.servimg.com/u/f12/11/01/55/47/r0110.png) Nombre de messages: 22 Date d'inscription: 17/04/2007 Feuille de personnageÂge du perso: 18 ans Sexualité: Bisexuelle Groupe Sanguin: O +  | Sujet: [L'Arrivée Lui Succèda] Dim 6 Mai - 22:00 | |
| Silence. Obsèdant. Appaisant. Elle avait les jambes comprimées, elle le sentait. Ses cheveux longs, sa parure d'or, s'emmêlaient sur ses épaules rougies. Ses bras recroquevillés compulsivement tentaient vainement de protèger sa poitrine, dans un reflexe protecteur. Depuis combien de temps était-ce arrivé ? Cette chose étrange, qui l'avait plongée dans une semi-torpeur. Son frère. Elle voulait son frère. Un pincement au coeur lui ouvrit subitement les yeux, dilatant ses pupilles jusqu'alors omniprésentes. Ses yeux étaient placidement fixés dans le vide. Sa respiration bien trop lente lui opprimait la cage thoracique. Prune suffocait. Ce manque d'air éveilla son subconscient alors absent. FLASHBACK 6 MAI 2007 . 16hrs54min27sec Elle courait dans la cour. La jeune fille se savait en retard pour son heure d'étude. Ils seraient peu, dans cette salle, son taux de nervosité n'en était donc que peu altéré. Un sac en tissu noir à imprimés multicolores en formes de pommes ballotait dans son dos. Il contenait ses affaires de sport, qu'elle devrait bientôt utiliser. Sa robe beige la gênait : Elle n'avait pour ainsi dire jamais l'habitude de dévoiler ses longues jambes claires. Ses ballerines simples à la même couleur que son Prènom claquaient furtivement au sol, relativement souplement dûe à la matière plastique de la semelle. Ses cheveux soyeux voltigaient au grès de ses mouvements précipités, cinglant son visage, l'aveuglant. Prune ne voyait pas qu'un grand garçon la fixait du haut de la fenêtre, ses cheveux noirs rebelles lui retombant inlassablement devant les yeux. Elle trébucha, fit une pirouette, et retomba au sol, sur le dos. Elle en profita pour reprendre son souffle, inspirant d'une manière saccadée, expirant tout aussi sèchement. Ses yeux verts pétillaient d'une joie de vivre étrange. Sa réception fut perturbée par la sonnerie de son portable. Il vibra trois fois, puis entama l'air mélancolique d'un célèbre film glauque. Le son, séparé de la décapitation qui s'ensuivait dans le dit film, était délicat, épuré. Très envoûtant. Prune attendit quelques secondes avant de remarquer que la communication avait été coupée. C'était Cameo qui avait éssayé de la joindre. N'était-il pas en salle d'études, avec Noah et, normalement, Isa ? A cette simple pensée, la jeune fille se releva, ne prit pas le temps de secouer la légère poussière accumulée sur le dos de sa robe, et reprit sa course effrénée jusqu'à la dite salle. FLASHBACK Ses yeux commençaient à lui brûler les pupilles. Elle cligna furtivement des paupières, avant de tenter de décrisper ses longs bras. Prune grimaça : Elle avait dû se faire un bleu sur le coude gauche, ou quelque chose comme çà. Prenant appuie sur sa main droite, elle redressa le haut de son corps pour tourner légèrement son visage oval vers l'objet de son tiraillement gênant. Elle vit du sang. Son coude s'était ouvert. Pas une légère égratinure, plutôt un trou concret. Elle voulut crier, mais aucun son ne sortir de sa bouche entrouverte. Prise d'une panique inexpliquable, elle crispa furieusement les muscles de ses jambes, et tira sur celles-ci, alors coincées sous une table et un léger ammoncellement de plâtre. Sa capacité motrice n'était nullement réduite : Elle continua à pousser sur ses membres, projetant son corps entier à travers le quart de la salle de classe, avant de percuter le mur immaculé. Prune put enfin analyser attentivement sa plaie. Elle n'était pas si terrible que cela, l'idéal serait de la recoudre, mais en mettant un peu d'eau dessus et une coton propre... La jeune fille redressa immèdiatement la tête. En face de ses yeux secs s'affichait un spectacle à la fois désolant et effrayant. La salle de classe A était dévastée. Peut-être pas autant qu'elle le croyait en cet instant, mais le contraste brusque entre l'image qu'elle avait d'elle il y a - lui semblait-il - quelques minutes, et celle qui se montrait à présent face à ses yeux était si incertain et inexpliquable que Prune ne put qu'éxagérer la scène. Toutes les tables étaient renversées, et quelques-unes avaient un ou deux pieds tordus. Les chaises avaient principalement glissées jusqu'au bureau du professeur, à l'opposé de la jeune fille, près du tableau noir. Ce tableau, d'ailleurs, n'était plus que retenu par une seule vis, pendant lamentablement au dessus de la place censée être occupée par un surveillant qui s'était montré absent. Tremblante, Prune leva les yeux au plafond, et pu appercevoir un trou béant, qui lui rappela sa plaie, affichant les canalisations de l'étage supèrieur, miteuses et rouillées, propices aux bactéries. Une fenêtre était fendillée, bien que cela soit un vitrage renforcé et la porte ne se retenait plus que par un gond. Enfin, sur ce spectacle désolant, reposait plusieurs morceaux de plâtre provenant du plafond, certains microscopiques, d'autres capables d'assomer un adulte. Cela suffit à la jeune fille pour étouffer un nouveau cri et le transformer en gémissement incompréhensible. Plusieurs minutes plus tard, la pensée de son frère et de Noah lui arracha une secousse de volonté, la poussant à se lever et à marcher difficilement jusqu'à la fenêtre. Elle vit tout d'abord son reflet. Son visage était marqué d'une égratinure au coeur de sa joue droite. Son front était tuméfié, et sur sa lèvre infèrieure perlait un peu de sang sèché. La main tremblante, Prune s'appuya sur la vitre tanguante, et fixa le ciel nuageux. Les yeux humides, elle affronta cette abscence de soleil, cette prolification de nuages noirs et inquiètants, cette cour où elle avait couru il y avait de cela un court instant, vierge de ses arbres, brisés et souvent en décomposition totalement inexpliquable. Mais à la vue de ce désert toxique, la jeune fille ne put retenir des larmes d'incompréhension : Etais-ce une farce ? L'avait-on enfermée quelque part après l'avoir molestée ? Etait-elle en train d'halluciner ? Prune renifla bruyemment, puis se retourna dans un élan instinctif : Courir au dehors pour appeler son frère. Pourtant, cet élan fut soudain stoppé net à la vue d'un masse sombre innapperçue plus tôt. A deux sièges de la place scolaire de Prune : Noah. Il dormait. Elle en était persuadée. Elle avait fait comme dans les livres : Appuyé son index et son majeur sur la carotide, attendant une quelconque palpitation qui vint rapidement. Des larmes de soulagement perlèrent sur tout son visage, qui fut rapidement submergé. Elle chuchotait des mots, persuadée qu'il ne s'était agit que d'un mauvais rêve et que maintenant qu'elle avait retrouvé Noah, elle retrouverait Cameo et elle se rêveillerait. Pourtant, rien ne venait. Pas de rêveil, pas de frère, pas d'étreintes rassurantes. Noah dormait toujours, et Prune arrêta soudain ses pleurs. Dans un accès d'incompréhension totale, elle agrippa le garçon par les épaules, et le secoua tout d'abord doucement, puis sèchement, avant de s'agenouiller à ses côtés, en déposant son crâne sur ses genoux. Elle glissait ses doigts entre ses cheveux, dans un geste aimant et répétitif. Ce mouvement, automatisme provenu immèdiatement à la suite de sa nouvelle crise de panique, la calma enfin, totalement. Ne résidait à présent plus que de l'appréhension, de la crainte et de l'incompréhension. Ses yeux parcoururent le visage calme du garçon. Peut-être valait-il mieux qu'il ne se rêveille pas...Son arcade sourcillière était fendue d'une griffure profonde. Doucement, son visage se pencha. Et elle embrassa timidement la plaie. « Row, row, row your boat, Gently down the stream ; Merrily, Merrily, Merrily, Merrily Life is but a dream... » La comptine qu'elle chantonnait souvent accompagnée de Cameo vint se glisser entre ses lèvres sèches. Elle soufflait à la fois sur la plaie, consciente d'un geste déplacé et pourtant provenant d'un réflexe tout à fait maternel. Prune continuait de chantonner sans cesser de glisser ses doigts dans les fins cheveux du garçon, agrippant son seul lien concret avec sa conscience à présent instable. _________________  [ 米 ] » місяомєġạѕ « |
|  | | Noah
Adolescent [ DUBITATIF ] ![Adolescent [ DUBITATIF ] Adolescent [ DUBITATIF ]](http://i12.servimg.com/u/f12/11/01/55/47/r0310.png) Nombre de messages: 12 Date d'inscription: 05/05/2007 Feuille de personnageÂge du perso: 19 ans Sexualité: Hétérosexuel Groupe Sanguin: AB+  | Sujet: Re: [L'Arrivée Lui Succèda] Lun 7 Mai - 19:35 | |
| Flashback 6 mai 2007. 16hrs56mn54 sec Il la voyait, là. Elle était légèrement en retard, comme à son son habitude. Un léger sourire, presque moqueur comme à son habitude, vint éclairer un moment son visage blanc. Elle portait une robe aujourd'hui. Il apprécia. C'était plutôt rare de la voir ainsi. Elle avait également mis ces jolis ballerines prune qu'il aimait tant, sans bien sûr l'avoir jamais avoué. D'autant plus qu'il savait pertinamment que ce n'était que pour son frère qu'elle s'était vêtue ainsi. Il perdit subitement son sourire et se détourna de la fenêtre. Il s'en voulait maintenant, de l'avoir regardé ainsi. Il s'en voulait de se laisser aller ainsi. Il ne devait pas. Il n'en avait pas le droit. Et en plus, il n'aimait pas du tout ça. Isa, assise un peu plus loin lui sourit, un air interrogateur sur le visage. Il lui répondit un vague signe de la main, avant de détourner les yeux. Caméo se tenait un peu en retrait, comme à son habitude et Noah n'avait aucune envie d'aller déranger sa quiétude. D'autant plus après avoir observé sa soeur comme il l'avait fait. Il passa ses dents sur sa lèvre inférieure et lentement, partit s'assoeir à sa place, attendant sans vraiment le vouloir l'arrivé de la jolie blonde qui courait encore dans la cour, comme tous les matins. Flashback Il avait mal. Du moins, le pensait-il. Autour de lui il faisait noir, beaucoup trop noir pour se sentir aussi bien qu'il l'aurait voulu. Il n'aimait pas le noir, pas autant. Il gémit, il pensait l'avoir fait, mais peut-être pas. Il avait du mal à se rendre compte de lui-même, de ses gestes, de sa tête. Il savait pourtant qu'il n'était pas mort. Il avait mal. Si mal. Il tenta de bouger une main, il ne sut même pas s'il y était parvenu. Il essaya alors de bouger l'autre main et celle-ci lui répondit davantage. Il la sentit bouger sous quelque chose de lourd, et une douleur sourde lui parcourut alors le bras. Il serra les dents, bien fort pour retenir le cri de douleur qui lui montait à la gorge. Mais cette soudaine douleur lui fit ouvrir brusquement les yeux. Pour presque aussitôt les refermer. Il ne savait pas vraiment où il était, bien qu'il fut certain de s'être trouver dans sa salle de classe quelques minutes auparavent. Il sentit soudain un parfum connu flotter autour de lui. Un parfum léger, qui lui rappelait l'été ou le printemps, un parfum de fleurs ou de fruits. Quelque chose d'agréable et de sucré, et dieu sait combien il aimait les choses sucrées. Il déglutit péniblement, maintenant tout à fait conscient que la jolie jumelle se trouvait non loin de lui. Pourtant, quelque chose d'autre et de bien plus étrange s'allourdissait autour de lui. Le silence. Un silence presque intolérable, il entendait seulement quelques reniflements de Prune et ses pas si légers sur le sol. Il se rappelait l'avoir vu courir par la fenêtre. Elle lui avait toujours semblé voler. Il tenta de bouger à nouveau, mais il était visiblement bloqué sous quelque chose de lourd. Une table peut-être. Il s'immobilisa soudainement. Il avait soudain entendu des pas précipités puis deux doigts s'étaient posés sur son cou. Il n'avait pas ouvert les yeux, pour une raison ou pour une autre, il ne voulait pas qu'elle sache encore qu'il était conscient. Il sentit, et apprécia, les doigts de la jeune fille dans sa chevelure. Il retint une sorte de soupir de contentement, et sentit ses douces lèvres se poser sur son arcade. Mais lui qui pensait en ressentir beaucoup de réconfort, ressentit à la place une vilaine piqûre. Il tressaillit imperceptiblement, il devait être salement amôché. Lorsqu'il entendit la douce voix de la jolie blonde pourtant, si proche de son oreille, toute trace d'inquiétude ou de panique qui aurait pu résider en lui s'vanouit presque en intégralité. Il aimait tellement cette voix. Il l'aimait même beaucoup trop, pourtant, il ne voulait pas gâcher ce moment, pas encore. Il aurait bien le temps de regretter. Après. Il releva lentement une de ses mains, celle qu'il n'avait pas bu bouger auparavent. Elle lui répondait enfin et c'était justement celle qui n'était pas coincé sous ce qu'il n'avait pas encore pu déterminer. Il n'ouvrit pas les yeux mais n'en avait pas besoin pour que ses doigts trouve le chemin des cheveux si fins de la jeune fille. Elle était si parfaite. Sa main glissa lentement le long de sa nuque, qu'il savait si blanche et la sentir si fine et si fragile autour de sa main lui fit presque honte de se tenir encore là, allongé sous elle alors qu'elle avait sûrement besoin d'être rassurée. Il ouvrit doucement les yeux et releva lentement la tête. Il cherchait ses yeux, il voulait voir les si jolis yeux verts de Prune. Sa main restait obstinément posée sur sa nuque. Elle était si parfaite.
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|  | | Prune
Adolescent [ JUMELLE ] ![Adolescent [ JUMELLE ] Adolescent [ JUMELLE ]](http://i12.servimg.com/u/f12/11/01/55/47/r0110.png) Nombre de messages: 22 Date d'inscription: 17/04/2007 Feuille de personnageÂge du perso: 18 ans Sexualité: Bisexuelle Groupe Sanguin: O +  | Sujet: Re: [L'Arrivée Lui Succèda] Lun 7 Mai - 22:15 | |
| Comme on leur avait appris, ils s'étaient jetés sous les tables, dès l'écoute de la vibration qui avait pris peu à peu plus de volume, jusqu'à atteindre une magnitude dépassant l'échelle des 5. Prune se rappelait avoir crié, bien que personne n'avait dû l'entendre, un 'J'ai peur, J'ai peur !' d'une voix aiguë et transfigurée. Maintenant qu'elle était accroupie, elle reprenait peu à peu le fil de ses pensées, pour l'instant emmêlé. Ses mains légères ne cessaient de parcourir la chevelure du garçon. Elle le regardait tendrement, et le voir ainsi, si appaisé, la rendit si heureuse, qu'elle versa à nouveau quelques larmes d'un bonheur qui sera rarement égalé. Ces larmes coulèrent silencieusement. Face à une incompréhension totale, Prune avait choisi de prendre la réalité comme elle vient, et de laisser son imagination faire le reste. Cela la calma, étrangement. Son souffle devint plus calme, plus lourd. Ses caresses se firent plus douces. Elle sentait aussi la respiration de Noah, et elle s'appliqua à mêler leurs deux inspirations ensembles, lentement. Quelque chose de frais se glissa dans sa nuque. Trop obnubilée par le visage du garçon, elle ne s'était pas encore apperçue qu'il caressait doucement ses cheveux. Cet accès subit de tendresse la fit frissonner, et elle glissa sa joue contre le dos de la main de Noah, frotta doucement sa chair contre la sienne. Les yeux entrouverts, elle pu assister à l'apparition délicate de ses pupilles azures, si belles. Sa main gauche cessa ses caresses, peu à peu. Ses pupilles émeraudes rencontrèrent immèdiatement ses voisines, mêlant leurs couleurs magnifiques, ce doux mélange de bleu et de vert, à la fois pétillant et mélancolique. La main du jeune homme ne quittait pas son cou gracile. Et Prune laissait sa joue sur ce membre tendu vers elle, qui suffisait à l'appaiser momentanément. Avec une infinie douceur, la jeune fille leva la tête de Noah, pour la reposer avec maintes précautions à terre. Sa main rejoignit celle du garçon et elle détâcha lentement l'étreinte qu'il exerçait sur elle. Reprenant son air paniqué, elle se précipita, et se releva maladroitement. Avait-il mal ? Où ? S'était-il brisé une partie du corps ? Époussetant délicatement son haut, déblayant chaque particules qui aurait pu gêner ou empêcher une quelconque motricité, la jeune fille s'affaira vivement autour du grand brun, sans cesser de lui jeter des regards inquiets. Réagissait-elle comme elle le devrait ? Cette question lui trottait dans l'esprit, accompagnée de l'image de ce désert inexpliquable. Les mains de Prune tremblaient, et elle eût du mal à ressasser le flot d'émotions qui voulaient s'évacuer par le biais de cris, de larmes, de gestes saccadés. Son premier souhait était de courir au dehors, d'hurler le nom tant chérit de son frère, et de tenter d'aller détailler ce désert inhumain. L'inquiètude envers les deux garçons lui tiraillait le coeur, et la plongeait dans un mal-être profond. Ses doigts agiles frôlèrent le torse de Noah. La voix tremblante, elle chuchota inaudiblement : « Tu as mal ... ? » Sans cesser de guetter une réaction de la part des iris du jeune homme, elle caresser par intermittences son front, s'étant à nouveau agenouillée. Il fallait qu'ils sortent, qu'ils hurlent, qu'ils sâchent véritablement ce qu'il pouvait bien se passer... L'incompréhension résidait toujours dans l'esprit de la jeune fille, et elle ne parvenait pas à s'en défaire. Céder à la panique serait tout bonnement stupide, n'est-ce pas ? Pourtant, ce ne serait qu'humain, de se laisser aller à ses sentiments triviaux. La pupille de Prune fut parcourue d'un léger éclat, à l'image de son frère, l'air réprobateur. Les larmes n'avaient cessées de coûler silencieusement durant ces longues secondes, et soudain, la jolie blonde lâcha un sanglot lourd et à demi étouffé. Relâchant toute pression ou caresses sur le corps du jeune homme, ses mains vinrent frotter ses yeux déjà rougis, la laissant pleurer comme une gamine face à une quelconque injustice enfantine. Elle lâchait des cris mats, la bouche grande ouverte, dans une attitude compréhensive, triviale. Humaine. _________________  [ 米 ] » місяомєġạѕ « |
|  | | Noah
Adolescent [ DUBITATIF ] ![Adolescent [ DUBITATIF ] Adolescent [ DUBITATIF ]](http://i12.servimg.com/u/f12/11/01/55/47/r0310.png) Nombre de messages: 12 Date d'inscription: 05/05/2007 Feuille de personnageÂge du perso: 19 ans Sexualité: Hétérosexuel Groupe Sanguin: AB+  | Sujet: Re: [L'Arrivée Lui Succèda] Mer 9 Mai - 18:57 | |
| Il ne se rappelait plus de grand chose, et encore maintenant, tout se mélangeait dans sa tête. Le présent ressemblait au passé. La jolie Prune était accroupie près de lui, et il repensait alors à leur dernière rencontre, à la dernière fois qu'ils avaient été seuls. Il n'osait pas vraiment penser à leurs rencontres, il en avait... honte. Oui, c'était le mot, il en ressentait une grande honte, et beaucoup de gêne aussi. Mais elles avaient ce goût d'interdit auquel il ne pourrait jamais résister. Et puis, il n'avait jamais su, il ne savait plus comment résister à la jeune fille. Mais, l'épisode avec Prune datait depuis... depuis... il lui smeblait tellement plus longtemps que lorsqu'ils avaient sentis la secousse. Ce n'était pas inhabituel au Japon, le reste l'avait été un peu plus, du moins, ce qu'il se rappelait du reste. Une secousse bien plus violente que celles qui lui avait été donné de connaître jusque là, une secousse qui pour la première fois, lui avait fait vraiment peur, de cette peur qui vous pousse à croire que c'est peut-être la dernière fois que vous ressentez un tel sentiment. Que vous ressentez quelque chose tout court. Il s'était comme tous les autres, rué sous sa table, sans un regard pour personne, sans un regard pour Prune. Mais il avait refusé de mettre ses mains devant ses yeux, il voulait voir. Il ne voulait pas voir. Il avait peur. Il n'avait pas peur. Au secours... Lorsqu'elle versa ses premières larmes, l'étreinte de sa main sur sa nuque se renforça. Il voulait la rassurer, la protéger, lui dire qu'il était là, que tout irait bien. Mais il savait que cela ne servirait à rien. Caméo n'était pas là, et lui-même d'ailleurs n'avait plus aucune idée d'où il était. Pourquoi un tel silence autour d'eux ?? Et la vive lumière qui entrait par les fenêtres n'était pas celle de son Japon natal. Quelque chose n'allait pas. Quelque chose de grave était arrivé, il le sentait. Il le savait. Il avait peur, mais pour rien au monde, il ne l'aurait laissé deviné à la jeune fille qui pleurait près de lui. Leur souffle mêlé, il lui sourit. Elle avait de si beaux yeux. Deux petites pierres précieuses aussi belles à regarder qu'un lever de soleil sur la mer. Elle ôta doucement la main du garçon de sa nuque. Il pencha légèrement la tête vers la droite, dans son regard, dans cetaines de questions qu'il ne poserait jamais. Où était-il ?? Savait-elle où était Caméo ?? Et Isa ?? Avait-elle mal ?? Pourquoi aimait-elle Caméo plus que lui-même ?? Il secoua la tête. Trop de questions innoportunes se bousculaient à présent dans son esprit. Pendant qu'elle s'affairait autour de lui, tournait et se retournait, époussetant le moindre grain de poussière de ses vêtements, il tenta de se relever. Ce qui le bloquait était en effet une table, mais à présent qu'il avait retrouvé la totalité de sa conscience, elle ne lui paraissait plus si lourde qu'auparavent. Il la souleva sans problèmes, avec un léger gémissement de douleurs. Sa main gauche était rouge et sa paume ouverte en deux endroits. Ca lui picotait plus qu'autre chose, mais il n'en fut pas moins impressioné. Une grimace apparut sur son charmant visage, qui disparut bien vite quand la jeune fille vint s'agenouiller de nouveau près de lui. Elle lui efflaura le torse et ce simple contact le fit réagir bien plus qu'il ne pourrait avoir pensé le faire dans un pareil moment. Il se mordilla la lèvre inférieur, et poussa sa petite toux nerveuse, avant de répondre à sa question. "Je... non, je ne crois pas. Et toi ?? Tu... tu as vu Isa ??" Une réelle inquiétude se lisait sur son visage. Sa petite Isa, sa petite protégée. Celle qui, il en était sûr, aurait pû naître en tant que sa propre fille. S'il s'inquiétait pour Prune, Isa n'en occupait pas moins une grande place dans son esprit. Caméo aussi, bien sûr, mais lui était un homme et bien plus fort que sa petite Isa. Puis la jeune fille, lentement perdit de son éclat, de sa vivacité. Elle passait parfois sa main sur son front, et il en appréciait le contact, qui le rassurait. Mais il se doutait qu'elle luttait contre sa peur, il la voyait avec inquiétude s'agiter, ses gestes étaient rapides et secs, nerveux. Il prit soudain un air soucieux, juste avant de la voir fondre en larme. Il eut un geste de recule instinctif. Il n'était pas habitué à la voir pleuré ainsi, il n'aimait pas voir les gens pleuré devant lui. Il ne savait jamais comment s'y prendre, il ne savait jamais quoi leur dire. Mais devant lui, c'était Prune qui pleurait. Alors il fit comme si c'était Isa, il tendit les bras et enlaça doucement la jeune fille en larme devant lui. Il la sentait tressauter conter lui, au rythme de ses sanglots. Il deviannait que lui-même retenait un flots considérable de ces petites goûttes salées, mais pour rien au monde il n'aurait pleuré devant elle, si petite et si fragile, qui avait tant besoin d'être rassurée. Il bougea légèrement et la serra davantage contre lui, il promena sa main le long de son bras, de sa taille, de ses hanches, de son dos, de ses jambes, si fines et si belles qu'il aimait tant. Elles étaient tellement douces. Il plongea sa tête dans la chevelure blonde de la jeune fille et respira lentement la douce odeur qu'ils dégageaient. Pourquoi ?? Pourquoi fallait-il que tout ça lui arrive ?? "Chut... chut... tout ira bien Prune. Je suis là Prune. On va sortir d'accord, on va chercher Isa, et Caméo. Et les autres. Et je suis là Prune, je te protégerais moi. Je suis là..." |
|  | | Prune
Adolescent [ JUMELLE ] ![Adolescent [ JUMELLE ] Adolescent [ JUMELLE ]](http://i12.servimg.com/u/f12/11/01/55/47/r0110.png) Nombre de messages: 22 Date d'inscription: 17/04/2007 Feuille de personnageÂge du perso: 18 ans Sexualité: Bisexuelle Groupe Sanguin: O +  | Sujet: Re: [L'Arrivée Lui Succèda] Sam 12 Mai - 10:48 | |
| Leur contact éparpilla aussi rapidement qu'elles étaient arrivées, les gouttelettes salées qui émergeaient de ses pupilles qui prenaient peu à peu, une teinte de plus en plus claire, de plus en plus irréelle. Prune frissona. Il la caressa, l'enlaça. Lui parla d'Isa, de Cameo. Cameo...La jeune fille secoua doucement la tête, répartissant le doux parfum de ses cheveux camomilles. Au lieu de chuchoter quelques mots inutiles, la jeune fille se pencha sur la paume égratinée du garçon. Glissant son index le long de la courbe de vie brisée de sang du jeune homme, elle soufflait délicatement dessus, comme son frère lui faisait alors qu'ils étaient encore enfant, et qu'avec sa légère maladresse, elle tombe si souvent... FLASHBACK GAMINERIES
« Aïeuh! » Prune grimaçait, se tortillait, les yeux humides et à la fois pétillants. Ils étaient tous deux sur un terrain de jeux, âgés alors de quelques courtes années, dans les cinq ou six ans. Cela devait faire la vingt septième fois que la gamine descendait du toboggan, prenant petit à petit un peu plus de vitesse. Cette fois-ci, elle n'avait pas réceptionné son arrivée, et avait finie sur les genoux, se les égratinants. D'une maladresse innocente lorsqu'elle était enfant, Prune faisait parfois légèrement exprès de se faire un peu mal, par pur désir d'attirer l'attention de son frère, d'un naturel protecteur. Le voir ainsi se pencher sur ses genoux où quelques griffures zèbraient sa peau si blanche, et y déposer ses lèvres roses, dans une gestuelle purement familiale, l'aurait presque faite pleurer d'un bonheur comblé. Ces bisous qu'ils qualifiaient tendrement, de réparateurs, s'en suivaient de soufflements légers sur l'endroit où la douleur perlait. L'enfant aux cheveux déjà d'une longueur attendrissante, sentait à la suite de ce baiser, toute sensation néfaste disparaitre de son corps inachevé. C'était un de leur petit bonheur, un de ces multiples moments qu'ils partageaient ensembles, et où leurs corps se rencontraient, emplis d'un amour déjà inhabituel. FLASHBACK Reproduire ce geste la rendit nostalgique d'un passé qui s'effritait. Depuis quand n'avait-elle passé un moment privilégié avec sa moitié ? A l'écoute de la voix du jeune homme, si proche et pourtant si lointaine, Prune fit face à de nouveaux objectifs, qu'elle lista mentalement comme elle le faisait si bien, lorsqu'elle se sentait perdue ou déboussolée. En établissant une plage d'horaires fixes, la jeune fille répartit les diffèrentes tâches : Trouver Cameo, Isa, et soigner leurs blessures sûrement multiples. Elle avait tant envie de les toucher, tous, de rester près d'eux et de ne plus jamais les quitter. De les sentir près d'elle, quitte à les enlacer tous à la fois, et de ne plus jamais les quitter. Tenir son frère, Noah et sa petite infirmière tous à la fois était un de ses petits bonheurs irréalisables. Mais elle l'imaginait, cette scène, et cela lui suffisait amplement. L 'image d'Isa vint s'instaurer rapidement dans son esprit, et la douce blonde se blottit un peu plus dans les bras du garçon. Sa petite soeur, ou plutôt sa petite fille, comme elle voulait la serrer contre son sein, la combler comme jamais elle n'avait eût l'occasion de le faire, la rendre heureuse et la voir sourire, éternellement. Un grand vide s'instaura dans le corps de Prune, ne la quittant plus. Une impression de manque, d'instabilité quand à l'abscence de ces personnes qui lui étaient si chères. Où était-il ? Où était-elle ? Ces questions se répercutaient infiniment dans son esprit, la faisant frissoner de longs moments. Réalisant un peu plus le contact qu'ils exèrçaient, la jeune fille glissa ses mains autour du cou du garçon, cessant tout excès de zèle, ne voulant pas être sujet à une quelconque pitié, à un incertain favoritisme. Et puis, l'idée qu'elle n'était pas la seule à paniquer lui donnait une force maternelle si naturelle, si génèreuse, qu'elle ne se permit plus de pleurer aussi simplement. « Chut... chut... tout ira bien Prune. [...] On va sortir d'accord, on va chercher Isa, et Cameo. Et les autres. » C'était si bon, de pouvoir entendre ce que son cerveau s'appliquait à imaginer. Il disait ce qu'elle voulait qu'il dise, et cela lui permit de reprendre un souffle à peu près normal. « Et je suis là Prune, je te protégerais moi. Je suis là... » Ressèrant une dernière fois leur étreinte mutuelle, elle savoura ce qui ne devait se reproduire avant de longs instants. Puis, se détâchant doucement, la jeune fille conserva son visage à quelques centimètres de son ami, qu'elle détailla d'un regard tendre, prouvant son attachement si particulier à leur amitié sincère, profonde, étrange. Avec une douce lenteur, Prune se redressa, mêlant soudain ses doigts fins à ceux si féminins du garçon. Le prenant par la main, elle tira gentiment sur ce membre, le poussant à se relever. Elle l'ammena pas à pas jusqu'à la fenêtre, le regard droit et dur, sâchant déjà ce qu'elle trouverait. Cette étendue vierge et sèche, ces nuages noirs et effrayants, cette lumière non solaire...Et ce monde, enfin, qui ne semblait pas exister autrement qu'à travers leur imagination. _________________  [ 米 ] » місяомєġạѕ « |
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